Arnaque crypto : les 5 erreurs à éviter après avoir perdu de l’argent
- Alban Bizieux
- 7 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 20 heures

Vous venez de réaliser que la plateforme sur laquelle vous avez investi est inaccessible, que votre “conseiller” ne répond plus, ou que les gains affichés ne sont pas retirables. Le choc est brutal. Et dans cet état, il est facile de faire des erreurs qui vont compliquer — parfois sérieusement — la récupération de vos fonds. Voici les cinq plus fréquentes.
Erreur n°1 : continuer à payer pour « débloquer » les fonds
C’est le piège le plus dangereux. Après une première perte, les escrocs reviennent avec une nouvelle demande : taxes à régler, frais de déblocage, commission de transfert. Ces demandes successives n’ont pas de fin. Aucune plateforme légitime ne demande des paiements pour libérer des gains. Chaque versement supplémentaire alourdit votre préjudice sans améliorer vos chances de récupération.
Erreur n°2 : attendre avant d’agir
Le temps est votre ennemi dans ce type de dossier. Les fonds se déplacent très rapidement entre wallets, parfois convertis et retirés en quelques heures. Plus vous agissez tôt, plus l’analyse blockchain a des chances de localiser les actifs avant qu’ils soient dispersés. Un délai de plusieurs semaines peut rendre certaines pistes définitivement inexploitables.
Erreur n°3 : porter plainte sans stratégie
Porter plainte est nécessaire, mais le choix de la voie conditionne l’efficacité des mesures qui suivent. Une plainte simple, une plainte avec constitution de partie civile, une saisine de l’AMF, une action civile autonome : ces options ne produisent pas les mêmes effets. La décision doit être prise en fonction du profil de l’arnaque, du montant et des éléments d’identification disponibles.
Erreur n°4 : faire confiance à un « spécialiste de la récupération crypto »
Après une arnaque, des individus se présentent comme des experts capables de récupérer vos fonds moyennant honoraires. Ces services sont quasi systématiquement des arnaques secondaires qui ciblent des victimes déjà affâiblîes. La récupération légitime passe exclusivement par des voies judiciaires officielles.
Erreur n°5 : supprimer les preuves
Par honte ou par réflexe, certaines victimes suppriment les échanges avec le faux conseiller, les captures d’écran de la plateforme, les historiques de virement. Ces éléments sont pourtant la base du dossier. Conservez absolument : les captures d’écran de la plateforme, les conversations (WhatsApp, Telegram, email), les preuves de virement, les coordonnées du “conseiller”.
Alors, peut-on vraiment récupérer les fonds ?
Oui, partiellement dans certains cas — et il serait malhonête de promettre davantage. La récupération dépend de plusieurs facteurs : la rapidité d’action, la qualité des preuves, les moyens de paiement utilisés et les éléments d’identification des escrocs. L’analyse blockchain peut localiser des actifs. Des plateformes réglementées ayant reçu les fonds peuvent être contraintes de les geler. La voie pénale internationale reste ouverte pour les réseaux identifiés.
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Me Alban Bizieux
